Cas de gale au CIAS : le silence du président Julien FICHOT face au devoir de transparence
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Alerter n'est pas une faute. Poser des questions n'est pas une attaque.
C'est simplement le rôle des élus lorsqu'une situation touche à la santé d'agents et de bénéficiaires.
Dès que nous avons eu connaissance de cas de gale au sein du CIAS du Seignanx, nous avons fait ce que tout élu responsable doit faire : nous renseigner.
Nous avons écrit au président du CIAS, Julien Fichot, ainsi qu'à la vice-présidente chargée de l'action sociale, Isabelle Dufau.
Nous avons saisi l'ARS, le Préfet et effectué plusieurs relances.
Et pourtant, aucune réponse n'est venue.
Ni du président du CIAS.
Ni de sa vice-présidente.
Ni de l'ARS.
Ni du Préfet.
À ce jour, le député Lionel Causse est le seul responsable public à nous avoir répondu et à avoir entrepris une démarche auprès de l'ARS.
Notre préoccupation n'a jamais porté sur la qualité du travail des agents du CIAS.
Ce n'était pas le sujet.
La seule question était de savoir si les agents, les bénéficiaires, leurs familles, les cas contacts, avaient été correctement informés, protégés et accompagnés face à cette situation.
Nous ne demandions ni noms ni informations couvertes par le secret médical.
Nous voulions simplement connaître l'ampleur de la situation et les mesures mises en œuvre pour protéger les agents, les bénéficiaires et leurs familles.
L'absence de réponse de l'ARS soulève également une question de fond.
À ce jour, nous ne savons même pas si notre signalement a été instruit, transmis au service compétent, classé sans suite ou s'il a donné lieu à des vérifications.
Comment un élu peut-il avoir confiance dans un dispositif d'alerte si aucune information n'est communiquée en retour ?
L'ARS a peut-être procédé à des vérifications. Nous n'en savons rien. Et c'est précisément le problème.
Quelques jours plus tard, une réponse est finalement arrivée par l'intermédiaire du DGS.
Celui-ci indiquait que quatre agents avaient été concernés et que des mesures avaient été mises en œuvre.
Nous prenons acte de ces éléments. Cependant, ce n'était pas le DGS que nous avions saisi. Nous attendions une réponse du président du CIAS.
Par ailleurs, plusieurs questions demeuraient : les familles avaient-elles été informées ? Combien de bénéficiaires avaient été concernés ? Quelles mesures précises avaient été mises en place ?
Sur ces points essentiels, les réponses sont restées partielles.
Qui savait quoi ?
Une autre question demeure : qui a été informé de la situation et à quel moment ?
Si des mesures ont été mises en œuvre, il est légitime de s'interroger sur la circulation de l'information.
Là encore, quelques explications seraient bienvenues.
Ne renversons pas les rôles
Aujourd'hui, certains semblent vouloir faire croire que la polémique viendrait de l'opposition ou de la presse.
C'est un peu facile.
Ce ne sont pas les élus d'opposition qui doivent aujourd'hui se justifier d'avoir posé des questions.
Ce ne sont pas les agents qui doivent être montrés du doigt.
Ce ne sont pas les bénéficiaires qui sont responsables de cette situation.
Le problème n'est pas que l'opposition ait posé des questions.
Le problème n'est pas qu'un journaliste ait fait son travail.
Le problème est qu'il ait fallu en arriver là pour obtenir un début de communication.
Si une réponse avait été apportée dès le départ aux élus qui avaient alerté, cette affaire serait probablement restée un simple échange d'informations sur une situation sanitaire.
La seule question qui mérite aujourd'hui une réponse est simple :
Pourquoi les élus qui ont alerté n'ont-ils obtenu aucune réponse du président du CIAS ?
Les élus d'opposition ne sont pas des élus de seconde zone
Le silence du président est d'autant plus surprenant que nous avons déjà vu Julien Fichot demander publiquement à une élue d'opposition de justifier son vote.
Une démarche qui nous avait déjà interrogés.
Dans une démocratie, chaque élu vote librement et en conscience.
Si une élue souhaite expliquer son vote, elle est parfaitement capable de le faire elle-même.
Elle n'a nul besoin que le président de la Communauté de communes le lui demande publiquement.
Et surtout, elle n'a à le faire que si elle le souhaite.
En revanche, lorsqu'une élue d'opposition interroge le président du CIAS sur une situation sanitaire touchant des agents et des bénéficiaires, c'est le silence.
La différence de traitement interroge.
Les élus d'opposition représentent les habitants du Seignanx au même titre que les élus de la majorité.
Ils disposent du même droit à l'information.
Ils ne sont ni des élus de second ordre ni des citoyens de seconde zone.
Être président, c'est aussi répondre
Julien Fichot préside le CIAS et la Communauté de communes du Seignanx.
Ces responsabilités, il les a voulues. Personne ne les lui a imposées.
Être président ne consiste pas seulement à inaugurer, communiquer ou participer aux cérémonies officielles.
C'est aussi répondre aux élus, informer les habitants et rendre des comptes lorsque des difficultés apparaissent.
Les agents ne sont responsables de rien.
Les bénéficiaires ne sont responsables de rien.
L'opposition n'est responsable de rien.
Le responsable de la gestion de cette situation est le président du CIAS.
Aujourd'hui, tout se passe comme si l'on cherchait à renverser les responsabilités.
Pourtant, si Julien Fichot avait répondu dès le départ aux questions qui lui étaient adressées, il n'y aurait probablement jamais eu besoin d'alerter la presse.
Nous voulions simplement connaître les faits, savoir si la situation était maîtrisée et quelles mesures avaient été prises pour protéger les agents et les bénéficiaires.
Rien de plus.
Le respect des institutions et des citoyens commence par la transparence.
Nous continuerons à l'exiger.
Quant à Julien Fichot, chacun se fera son opinion.
Pour notre part, à la lecture de cette affaire, nous avons parfois eu le sentiment que sa devise relevait davantage du « Courage, fuyons ! » que de l'exercice des responsabilités attachées à la présidence du CIAS.

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