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Logement social : OUI, mais pas à n’importe quel prix ni n’importe comment !

  • TARNOS POUR TOUS - LISTE CITOYENNE SANS ETIQUETTE

Le logement social est une nécessité. Personne ne le conteste sérieusement. Mais encore faut-il qu’il soit pensé intelligemment, dans l’intérêt des habitants, et non comme un outil politique opportuniste.

 

 

Logement social : OUI, mais pas à n’importe quel prix ni n’importe comment !

Aujourd’hui, plusieurs exigences sont ignorées ou reléguées au second plan :

 

•  la transparence et la lisibilité des démarches pour les demandeurs,

•  l’équité dans l’attribution,

•  la mixité sociale réelle pour éviter la création de ghettos,

•  une véritable politique intercommunale cohérente,

•  et surtout, l’implication des habitants dans la définition de leur cadre de vie.

La loi impose entre 20 % et 25 % de logements sociaux selon les communes, et jusqu’à 30 % pour les nouvelles constructions de plus de 12 logements. Pourtant, à Tarnos (12 957 habitants), les 8 projets en cours, représentant environ 1200 logements, vont largement au-delà de ces seuils.

Pourquoi ?

Pour répondre à un besoin réel… ou pour répondre à une stratégie électorale ?

La question mérite d’être posée clairement.

 

Car une chose est certaine : les habitants des logements sociaux n’aspirent pas à vivre dans des quartiers dégradés. Ils veulent, comme tout le monde, un environnement apaisé, équilibré et dynamique. Penser le contraire est non seulement faux, mais profondément méprisant.

Transférer le coût de la politique sociale du logement sur les promoteurs est une solution de façade. Elle séduit politiquement, mais produit souvent des effets pervers : baisse de qualité, projets mal intégrés, urbanisation précipitée. Le résultat global est loin d’être satisfaisant.

Construire, oui. Mais construire mal et trop vite, non.

Il suffit de regarder certains quartiers de Tarnos pour comprendre les dérives déjà à l’œuvre :

 

•  manque d’animation,

•  absence de dynamique sociale et intergénérationnelle,

•  entretien minimal des espaces publics,

•  sentiment d’abandon par les services publics.

Reproduire ces erreurs serait irresponsable.

D’autres approches existent et doivent être privilégiées :

 

•  créer de véritables espaces extérieurs partagés,

•  développer les services de santé et d’aide à la personne,

•  encourager l’entraide locale (courses, garde d’enfants),

•  penser des quartiers vivants, et pas simplement des blocs de logements.

La qualité de vie ne se limite pas à un toit. Elle dépend aussi de l’environnement social, des services, de la cohérence urbaine. C’est précisément ce qui fait défaut lorsque la densification devient une fin en soi.


 

 

 

Par ailleurs, une tendance claire se dégage : les citoyens rejettent la concentration urbaine excessive. Ils aspirent à des villes à taille humaine, mieux équilibrées, respectueuses de l’environnement et de la biodiversité.

 

 

Enfin, la question de la sécurité ne peut pas être ignorée. Une sécurité durable ne s’impose pas : elle se construit collectivement. Elle repose sur des règles partagées et respectées.

Dans le logement social, cela passe notamment par :

 

•  une coopération active avec les forces de l’ordre,

•  une réponse rapide aux incivilités,

•  une restauration de la confiance des locataires,

•  et une véritable culture de la responsabilité collective.

 

 

 

Comme le rappelle le Conseil économique et social :

le logement est bien plus qu’un toit. Il est un marqueur social, un facteur d’intégration, un élément central de l’identité et du statut des individus.

 

 

 

 

C’est précisément pour cette raison qu’il ne peut pas être traité à la légère.

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