DEPUIS QUAND LES COMMUNISTES SONT-ILS ÉCOLOS ?
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C’est nouveau, ça vient de sortir, disait Coluche !
Je fais référence à la réaction de nos « camarades communistes » à la suite de la tribune du journal Sud-Ouest concernant EELV Landes dont je suis le secrétaire départemental.
En résumé, selon M Hardy, directeur de cabinet du maire de Tarnos, je suis opposé à la transition écologique. M Marquez, lui, me rassure : les communistes de Tarnos sont prêts à accueillir tous les « vrais militants de gauche », mais lui-même sait-il vraiment ce qu’est la gauche ? Mme Panelay me donne des leçons d’étiquette mais n’assume pas la sienne.
Et M Hiquet me compare au maire d’Ondres, qu’il paraît bien connaître ; je n’ai pas cet honneur.
Ce même maire d’Ondres à qui madame la Présidente de la communauté des communes de l’époque et maire communiste de Tarnos, Mme Fontenas, avait accordé une vice-présidence au sein de son exécutif au mandat 1995/2001. Allez comprendre !
Bien, faisons un rapide tour de l'histoire locale.
Oui, je suis opposant aux listes communistes depuis 1990. Depuis que la maire de Tarnos de l’époque, Mme Fontenas, communiste, avait pour objectif d’implanter un golf de 18 trous avec un projet immobilier conséquent (déjà) au Métro, porté par Isabelle MIR.
140 hectares de forêt détruits et assèchement des marais. Rien que ça !
Avec l’association IDEAL (Boucau-Tarnos) et d’autres associations de protection de l’environnement dont je faisais et fais encore partie, nous avons attaqué le POS (Plan d’occupation des sols) et fait annuler le document d’urbanisme qui ne s’appelait pas encore PLU ou PLUI. Ceci en 1992. Annulation en Conseil d’État.
Pour l’anecdote, Tarnos n’a recouvré un document d’urbanisme qu’en 2005 ! Ils ont pris le temps.
Tarnosiens, si vous pouvez profiter de la forêt du Métro c'est grâce à nous, pas aux élus communistes.
Voilà les écolos communistes !
Je continue. Dans les années 90, Mme Fontenas, toujours communiste, se prend d’idée de créer une décharge de déchets ultimes sur le haut de Tarnos. Finalement, le projet ne verra pas le jour devant l’opposition massive des Tarnosiens.
Voilà les écolos communistes !
Fin des années 90 début 2000, le parti communiste et Mme Fontenas, toujours maire et vice-présidente du Conseil Général, a une nouvelle idée : implanter une grande surface sur la commune d’Ondres, Les Allées Shopping ! Tout le monde a entendu parler de cela mais qui se rappelle que ce projet est un projet communiste de Tarnos au départ. J’ai été le seul à voter contre ce projet en conseil municipal pour des raisons environnementales évidentes : destruction des habitats naturels, comblement des talwegs, modification de l’écoulement des eaux, etc…
Tous les communistes de l’époque ont voté pour y compris M Hiquet.
Voilà, les écolos communistes !
Par contre quand j’avais demandé à Mme Fontenas des panneaux photovoltaïques sur le toit de la mairie, réponse : « c’est trop cher ». Encore raté pour ladite transition écolo. C’était le mandat 2001/2008.
Et plus récemment ?
On pourrait aussi rappeler que la municipalité de Tarnos s’est opposée jusqu’au Conseil d'État à un projet d’ombrières photovoltaïques sur un parking existant, avant d’être finalement déboutée. Comme démonstration de volontarisme écologique, on a vu plus convaincant.
On se souvient également du projet d’usine à colle en 2005 qu’ils avaient défendu malgré les inquiétudes liées à la santé des riverains et à la sécurité, avant que l’entreprise espagnole ne finisse par renoncer face à la forte mobilisation d’une population très remontée et l’incompétence de la CCI et des élus locaux.
Ils ont fini par racheter AKSO NOBEL à Ambarès.
Du travail à n'importe quel prix, de la construction à n'importe quel prix, y compris lorsque la santé, les êtres vivants et l'environnement devraient passer en priorité.
Je voudrais rappeler ceci pour ces gens qui attaquent ma personne à défaut d’avoir des arguments :
M Hardy n’était pas tarnosien à l’époque de ces projets anciens et M Marquez, jeune étudiant parisien de 21 ans, il n’était pas né. Donc ces deux personnes, on ne peut pas leur reprocher de ne pas savoir de quoi ils parlent.
Quant à M Hiquet, qui a voté pour tout cela en son temps, je le rassure, plus personne ne sait qui il est et c’est peut-être mieux comme ça.
Tout le monde parle d’écologie surtout ceux qui n’en ont jamais fait. Mais c’est sur la manière de la faire que l’on ne s’entend plus, c’est sur les principes essentiels que l’on s’oppose.
Regardons les projets urbanistiques plus récents qui fleurissent un peu partout sur la commune.
M Hardy, directeur de cabinet du maire, appelle cela « la sobriété et la transition écologique ».
Le Directeur de cabinet et ses camarades communistes confondent manifestement écologie et communisme, alors que ce sont deux choses bien différentes.
L’écologie consiste à protéger la planète, préserver les espaces naturels, défendre la biodiversité et protéger tous les vivants, tout en améliorant la qualité de vie.
La pratique communiste locale, elle, conduit trop souvent à l’inverse : artificialiser les sols, détruire des milieux protégés ou sensibles, bétonner toujours davantage...
Sous le mandat de JM Lespade, la voie de contournement a été réalisée au prix d’une artificialisation supplémentaire et de la destruction d’habitats naturels du lézard ocellé, espèce protégée emblématique de notre territoire, dont l’existence et l’habitat n’avaient d’ailleurs pas été exposés aux élus au moment du vote. Là encore, les actes ont parlé bien plus fort que les discours.
Le centre aquatique, lancé sous l’impulsion de JM Lespade et poursuivi aujourd’hui par Marc Mabillet, restera sans doute comme un symbole parfait de cette écologie d’affichage : chantier implanté sur un site à forts enjeux environnementaux, destruction d’habitats naturels, biodiversité locale sacrifiée, hérissons présents sur le site et sûrement broyés après le passage des engins, lotier velu — espèce rare et menacée localement — lui aussi détruit. Puis on vient ensuite donner des leçons d’écologie aux autres.
Aujourd’hui, sous le mandat de Marc Mabillet, la fuite en avant urbanistique semble encore s’accélérer. Les projets immobiliers se multiplient partout sur la commune : centaines de logements annoncés, densification accélérée, bétonisation progressive de plusieurs secteurs à venir, pression supplémentaire annoncée sur les équipements publics, la circulation, la sécurité, le cadre de vie et les équilibres environnementaux. Tout cela sous le prétexte du besoin de logements sociaux.
Derrière les jolies images de synthèse pleines d’arbres, ce sont bien souvent des espaces naturels, sensibles ou protégés qui reculent encore.
Pendant que se prépare cette urbanisation massive, la majorité communiste met en place un dispositif foncier tentaculaire : ZAD en série, préemptions sur de vastes secteurs, y compris sur des espaces naturels sensibles, avec concentration de ces pouvoirs entre les mains du maire. Une étrange manière de protéger l’environnement.
Si M. Hardy considère que la sobriété écologique consiste à multiplier les constructions, artificialiser les sols, urbaniser des sites naturels ou sensibles et concentrer les outils de préemption foncière, alors en effet nous n’avons manifestement pas la même définition de l’écologie.
Quant au jeune Mathis Marquez, il distribue déjà des brevets de “vraie gauche” et d’écologie avant même d’en connaître les fondamentaux. La fougue de la jeunesse mérite pourtant mieux que les slogans. L’écologie n’est ni un badge ni un argument de communication : c’est la protection concrète des sols, de la biodiversité et des ressources. Avec un peu de temps, quelques lectures et davantage de modestie, cela viendra peut-être.
Pour répondre à Mme Panelay : pourquoi vos amis communistes donnent-ils des leçons sur les étiquettes des autres tout en évitant d’afficher la leur ?
Si vous êtes si fiers de votre identité politique, pourquoi ne pas présenter une liste ouvertement communiste, avec logo et bannière assumés ? Vous reprochez aux autres une clarté que vous ne pratiquez pas vous-même.
Cette même liste que vous traitiez hier de “liste de droite”, vous la présentez aujourd’hui comme une liste EELV parce qu’une seule personne en faisait partie. Il faudrait savoir : de droite hier, écologiste aujourd’hui ? Depuis quand une seule personne définirait-elle à elle seule l’orientation politique d’une liste citoyenne sans étiquette ? Et pourquoi une personne écologiste ne pourrait-elle pas participer à une liste ouverte et pluraliste ?
Vous présentez votre liste communiste comme “Liste d’union de la gauche”. Mais quelle gauche exactement ? Sur le territoire du Seignanx, les communistes sont en guerre depuis des années avec pratiquement toute la gauche locale, les militants socialistes, les Insoumis, EELV… cela en dit long sur la réalité de cette prétendue union !
En conclusion je reconnais que j’ai un gros défaut : j’ai une très bonne mémoire, et je saurais me souvenir de tout cela le moment venu.
Gérard Claverie
- Membre actif et élu conseiller municipal d'opposition de la liste Tarnos Pour Tous et
- Secrétaire départementale d'EELV Landes
LA NATURE N'OUBLIE PAS. NOUS NON PLUS !

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