Tarnos : la dette d’aujourd’hui, le bien vivre de demain ?
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Plus de 2 000 habitants en cinq ans : à quel prix ?
Mais cette stratégie a un coût : elle est en partie financée par l’emprunt, donc par les contribuables.
Chaque acquisition financée par l’emprunt augmente l’endettement de la commune et pèse sur sa capacité future à investir.
Plus la ville mobilise sa capacité d’emprunt pour constituer des réserves foncières, moins elle dispose de marges pour financer rapidement les besoins du quotidien : voiries, écoles, équipements sportifs, espaces publics et entretien de la ville.
C’est le risque du « ciseau budgétaire » : une dette qui progresse pour préparer demain, alors que les habitants attendent des investissements aujourd’hui.
Le « capital mort »
Acheter un terrain ou une maison sans projet immédiat, c’est immobiliser de l’argent public.
La dette, elle, est immédiate. Le bénéfice pour l’habitant peut attendre des années.
Pendant ce temps, ces biens doivent être entretenus et sécurisés. À cela peuvent s’ajouter les conséquences financières liées à leur sortie du parc privé et à l’évolution des recettes fiscales associées.
La possibilité d’exercer un droit de préemption sur un périmètre très large pose également une question de fond pour les propriétaires.
Peut-on réellement se projeter sereinement dans la vente ou la transmission de son bien lorsque la collectivité se réserve, sur le long terme, une capacité d’intervention aussi importante ?
La maîtrise foncière ne doit pas créer un sentiment d’incertitude permanente pour les propriétaires.
Les décisions de préemption doivent être justifiées, transparentes, proportionnées et rattachées à un véritable projet d’intérêt général, plutôt que devenir un outil systématique de constitution de réserves foncières.
La maîtrise du foncier peut être utile. Mais elle ne doit pas devenir un dogme qui conduit à endetter toujours davantage la commune au détriment du quotidien.
Chaque euro investi doit être un euro dont l’utilité pour les Tarnosiens est clairement démontrée.
Tarnos doit pouvoir préparer son avenir sans dégrader son présent, tout en garantissant aux propriétaires une politique foncière lisible et prévisible.
Parce que le bien vivre à Tarnos ne peut pas être reporté à demain.
👉 Prochain article : « Propriété Céleste : 781 000 €, quatre ans de portage par l’EPFL… et après ? »
Un exemple concret d’acquisition foncière : quel sera le coût réel de cette opération et quel projet est prévu à terme ?
👉 Puis : « Préemption, expropriation : que se passe-t-il vraiment à Tarnos ? »
Après trois saisines du préfet, dont une par courrier recommandé, nous reviendrons sur la réponse de la sous-préfète, les procédures évoquées et les questions qui restent aujourd’hui sans réponse.

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